S’adapter pour lutter contre les îlots de chaleur

S’adapter pour lutter contre les îlots de chaleur

5

December

2022

Lors d’épisodes de canicule, la différence de température entre les villes, plus chaudes, et les campagnes peut atteindre 6 degrés. Cette conséquence du réchauffement climatique, appelé îlot de chaleur, montre la nécessité pour les villes d’adapter leur environnement. Dans le cadre de nos développements, nous mettons régulièrement en œuvre des solutions pour conserver des espaces extérieurs urbains où il fait bon vivre.

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Un rapport de l’OFEV de 2018

On sait que la chaleur est souvent plus difficilement supportable en ville durant l’été. Avec l'artificialisation des sols, le rayonnement solaire n’est pas suffisamment absorbé par rapport aux zones vertes avoisinantes et l’environnement se réchauffe. En milieu urbain, la température de l’air est supérieure, et elle redescend également moins rapidement la nuit. On parle alors d'îlot de chaleur. En Suisse, un pays qui a connu une forte urbanisation depuis les années 70, ce phénomène est devenu récurrent dans les zones à forte densité. À tel point qu’en 2018, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a publié des recommandations pour un développement urbain adapté aux changements climatiques.

En respectant quelques bonnes pratiques urbanistiques, il est donc possible d’endiguer efficacement ce phénomène. Si on laisse de côté les émissions de gaz à effet de serre, il s’agit avant tout de s’attaquer aux surfaces imperméables (routes, parkings, toitures, façades), à leur orientation, ainsi qu’aux matériaux inertes qui les composent, qui concentrent la chaleur et ont tendance à surchauffer en été. L’OFEV préconise un développement axé sur des espaces ouverts, où l’air peut librement circuler, des zones de verdure et d’ombre, ainsi que des éléments d’eau rafraîchissants, un peu partout en ville.

Le concept de “Ville éponge”

Autre phénomène préoccupant aux causes similaires : les inondations. En cas de fortes pluies, les eaux ne sont souvent pas suffisamment absorbées par les réseaux de canalisations urbains (seulement 20% à 30%). Dans ce cas, il s’agit d’améliorer la porosité des villes. Avec son initiative “Sponge City ou “Ville éponge”, l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux VSA développe par exemple de nouveaux standards d’urbanisme en phase avec les préoccupations climatiques.

Afin de lutter efficacement contre l’imperméabilisation des sols, il est impératif de mieux capter les eaux de pluie en imitant le cycle naturel de l’eau. Là encore, les façades et toitures végétalisées ont un rôle à jouer, de même que les lacs, les marais et les parcs urbains. Des routes en béton poreux, ainsi que des systèmes de rigoles dans la rue, ou des places de jeu qui se transforment en bassins de rétention, permettent de soulager le réseau urbain et de recréer un écosystème plus à même de faire face aux inondations.

Adapter les espaces extérieurs

Le fait de conserver des villes et agglomérations où il fait bon vivre est primordial. Pour cela, chez Cydonia, nous développons nos projets en ayant à l’esprit ces recommandations pour l’aménagement des espaces extérieurs. Par le choix des matériaux, notamment, nous avons un rôle à jouer pour amoindrir les effets de la hausse des températures. Les matériaux poreux sont aujourd’hui plus adaptés pour faire face au changement climatique et à la répétition de phénomènes météorologiques violents. Les eaux de pluie s’infiltrent et s’évaporent mieux, améliorant ainsi l’évapotranspiration du sol en zones urbaines. L’eau est une ressource précieuse, il faut non seulement penser à améliorer sa circulation en ville, mais également à mieux la capter, afin de pouvoir la réutiliser. Cela est aussi notre responsabilité.

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